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Ma vie en pensées et en photos

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Libération le 23-12-2007



 Depuis quelque temps, j'avais besoin de me libérer, par rapport a la crise du mois dernier que mon mari a faite et m'a fait vivre, c'était hyper douloureux de garder cela à l'intérieur de moi, même si j'avais pu être entendue par deux collègues amis(es)

  Alors il y a eu ma consultation de psy mercredi qui m'a apportée beaucoup, mais je n'arrivais pas pour cela à discuter avec mon mari, j'étais bloquée, sa souffrance me bloquait, je crois qu'elle me faisait très peur.
 Eh bien voilà, j'ai pu le faire hier soir: pas facile de commencer encore, même après lui avoir dit que j'aimerais reparler de tout cela.

 Il était prèt lui à m'entendre hier, mais bon une fois que j'ai pu démarrer cela a été. Je lui ai parlé de ce qui s'était dit chez le psy, que j'avais commencé par aborder mon ressenti à moi lorsqu'il m'avait confié sa souffrance au point de désirer en finir en 1995. Je lui ai dit que notre thérapeute avait pointé que je n'en étais pas responsable, mon mari est d'accord.

  Mon mari m'a redit que pour lui ,toutes ces années de dépression restaient un souvenir très désagréable, qu'il avait toujours peur de ne pas me retrouver, que je fasse des bêtises, même au travail, il y pensait sans cesse (le pauvre,cela a duré presque 15 ans).

 Et puis comme il disait que pour lui c'est du passé, je lui ai pointé que c'est quand même bien d'en reparler, et il me dit que depuis qu'il me l'a dit il n'y pense presque plus, qu'avant ce fait là lui revenait toujours. Ce à quoi j'ai répondu: et bien tu vois à quoi servent les thérapies? parce qu'il n'est toujours pas convaincu que d'aller dire ses souffrances libèrent quelque part en soi.

 Et puis j'ai voulu reparler de son enfance, il m'a toujours parlé de la mort de son père lorsqu'il avait 12 ans, et là stupeur, il me dit qu'il a complètement occulté les deux années qui ont suivi, de 12 à 14 ans !!!
 Il me rejoint dans le sens ou une grande souffrance induit une amnésie pour pouvoir survivre!!!

 Après je lui parle de nos forces et de nos faiblesses différentes par rapport à ce que nous avons vécu enfants. Il est bien d'accord et il "avoue" qu'il a horreur d'être seul, bien sur toujours l'angoisse de séparation. Et moi, étouffée par ma mère, c'est le contraire, j'ai besoin de solitude, de liberté, je pense que maintenant que ces choses là sont dites entre nous (nous y reviendrons si nécessaire) cela devait être plus vivable.

 Et je lui ai dit que nous avions 3 RV de couple de programmés pour le printemps, oh là; pas vraiment d'accord là, il me dit : ce n'est pas que je ne veux pas, c'est que je n'en vois pas la nécessité, je lui explique que nous irons toujours bien au premier et après nous verrons, mais qu'il a surement à parler de sa maladie. Il me dit que oui, il a toujours peur des récidives, que les contrôles (en Mars le prochain) lui font toujours très peur.
 Ce n'est pas RIEN, non plus ce qu'il a vécu, ne parlons pas des séquelles, pour lui les plaisirs de la table ont complètement disparu.

 Enfin je suis très contente d'avoir enfin pu échanger avec lui sur sa(ses) souffrances, il a bien dit aussi que cette séance de thérapie du mois dernier l'avait énorméménet travaillé.


 Et puis il y a deux jours, j'ai pu parler à ma fille d'un évènement qui me tracassait
depuis 2 jours. Décidément c'est le délai qu'il me faut pour aborder les sujets sensibles!!!   L'occasion s'est présentée toute seule, elle disait qu'elle allait postuler pour un travail qui la motivait  et je lui ai demandé si le commerce de surgelés la motivait, elle a compris que je savais qu'elle n'était pas allée à son entretien, elle s'en doutait et prévoyait d'en parler, en fait elle n'a pas trouvée l'entreprise et était dégoutée. Je lui ai dit que ses mensonges ( elle m'avait un peu raconté son pseudo entretien), plus que de ne pas être allée à l'entretien me touchaient, et elle m'a répondu que puisque c'était nous qui avions trouvé cela, elle avait peur de nous blesser en nous révélant qu'elle n'était pas allée à son entretien. Je lui ai dit que pourtant nous nous étions dit que nous arrêtions de nous protéger, elle était ok, mais bon!!!
 
 Enfin je suis assez contente d'avoir pu communiquer là dessus. Mais parfois je suis lasse de toujours faire des efforts pour parler aux autres de ce qui les encombre, mais de ce qui me gêne aussi, alors bon j'ai pu le faire encore cette fois.

 Maintenant, je mets ma tête en fête et nous sommes 7 à la maison à partir de ce midi, alors je suis heureuse, libérée et heureuse.

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"Qu'il fait bon en famille devant la cheminée"




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