Ma vie en pensées et en photos
Par Claire Peltier, Futura-Sciences
Un manque d'amour maternel pourrait développer un stress imprimé dans les gènes et déréguler le bon fonctionnement du cerveau. Bien que seulement démontrée sur le rat, cette découverte pourrait expliquer les prédispositions de certaines personnes à des maladies neurologiques.
Le stress ou l’anxiété sont des moyens naturels d’alerter l’organisme d’un danger, mais certaines formes chroniques sont pathologiques, au même titre que certaines maladies psychiatriques et neurologiques (comme la schizophrénie ou la maladie de Parkinson). Ces trois maladies sont liées à des dérégulations du fonctionnement du cerveau, le dénominateur commun étant un neurotransmetteur, l’acide γ-aminobutyrique ou GABA.
Comme tous les neurotransmetteurs, il agit au niveau des synapses, la région intermédiaire entre deux neurones. Au lieu d’activer le neurone suivant, la molécule GABA inhibe son excitation : c’est un neurotransmetteur inhibiteur. Certaines molécules dont l’action est similaire à celle du GABA sont donc utilisées comme anxiolytiques ou comme médicaments pour réduire l’activité nerveuse et apaiser le patient.
Mais quelle est l’origine du stress chronique ou de la schizophrénie, et pourquoi certaines personnes sont-elles prédisposées ? D'’après les psychologues, l’enfance laisse des traces indélébiles et façonne les adultes que nous devenons. C’est désormais aussi l’avis des neurologistes. En effet, d’après les travaux d’une équipe de l’université McGill à Montréal, le cerveau enregistre et se construit en fonction des événements qui l’entourent dès les premiers moments de la vie.
Cela n'étonne pas les psychothérapeutes....
Vu sur le site: Les victorieuses