Ma vie en pensées et en photos

Voilà, l'opération s'est bien passée, après une attente de 3h en rentrant à la clinique dimanche, dans la chambre, sans m'installer, il fallait attendre le passage de l'anesthésiste pour savoir si l'intervention serait possible avec mon état grippal, c'était oui si cela ne s'aggravait pas pendant la nuit.
J'ai très peu dormi cette première nuit, à 5h30 ils venaient préparer ma voisine qui passait avant moi se faire mettre une prothèse de genou à 85 ans !!!
dimanche soir, nous n'avions pas sommeil ni l'une, ni l'autre
Mon intervention était prévue à 9h30, ils sont venus me chercher une heure avant, dans un boxe, 2 anesthésistes ont mis en place la locale qui consistait à injecter un produit dans le cou, pour paralyser l'épaule et le bras, c'est un peu, très peu douloureux, mais c'est surtout désagréable car cela provoque des décharges électriques fortes au niveau des nerfs du bras, pour s'assurer que c'est bien efficace.
Puis cela a été la mise en place des électrodes de surveillance (pouls, coeur, tension) perfusion posée sur la main, masque à oxygène et l'injection de l'anesthésiant, c'est bien la première fois que je m'endors avant d'etre sur la table d'opération.
Je me suis réveillée en salle de réveil avec le masque à oxygène, et des difficultés à respirer, ma cage thoracique me semblait bloquée, c'est assez désagréable. les infirmiers me disaient de respirer profondément. ils ont assez vite enlevé le masque, j'ai demandé l'heure, il était 11h.
On m'a remontée dans ma chambre à midi, fait une petite toilette de l'endroit opéré que je ne sentais pas du tout, il était très chaud, très lourd.Ce qui m'a étonnée, c'est que l'infirmière a allongé mon bras pour le laver et moi je le sentais encore plié le long du corps comme dans l'attelle, j'ai compris les personnes amputées qui sentent encore leur membre.
Mon mari est arrivé un peu après, je ne sais plus, car je m'endormais régulièrement. j'avais une douleur dans la cage thoracique, cela a été assez pénible tout l'après midi, elle se passait quand je pouvais m'asseoir sur le bord de mon lit, mais là c'était l'épaule qui était un peu douloureuse.
Bref il s'agissait de prendre son mal en patience, ce que je n'ai pas trop mal réussi à faire.Vers 16h j'ai pu boire un peu, puis me lever une heure plus tard avec de l'aide.Le chirurgien est passé, il a dit qu'il était grand temps, mais aucun tendon n'était coupé, il a arrondi l'os acromion et coupé un petit bout de clavicule pour libérer l'arthrose, comme il avait prévu, il n'a pas eu de surprise.
Donc, 3 semaines immobilisée complètement jour et nuit, puis reprise progressive des mouvements sans forcer, sans gestes répétitifs et sans conduire jusq'au 20 janvier (consultation et radios)
Repas léger le soir et j'ai continué de sommeiller, cela a duré ainsi toute la nuit, pas un vrai sommeil, mais bon, on récupère quand meme
A 3h l'anesthésie locale n'a plus fait effet, mais un flacon d'antalgique avec la perfusion m'a bien calmée
Dès mardi matin, pansement refait, kiné qui vient faire bouger mon bras et expliquer la marche à suivre
A 10H, je suis sortante, et c'est la course pour trouver une pharmacie de garde (un 11 novembre !!!) , nous mettrons 1h30 pour rentrer, je suis épuisée et douloureuse en arrivant
Et voilà, je me sens fatiguée aujourd'hui, mais je gère bien la douleur et pour moi c'est important. Je tape sur mon clavier avec un doigt de la main gauche, c'est lent et fatigant, cela ne va pas etre souvent
Je commence les séances de kiné mardi prochain à raison de 3 par semaine. Ce qui est le plus pénible, mis à part tout faire de la main gauche ( c'est à dire pas grand chose), c'est d'avoir ce harnachement la nuit !!!
Patience,patience !!!!