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Ma vie en pensées et en photos

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A mon père...........

Une amie du net vient de perdre son père, cela provoque en moi un peu de nostalgie, et j'ai eu envie de mettre ce texte en ligne:

 

 

Lettre à mon père Le 30 07 2004

 

 


Papa

Quand je suis née tu représentais l'autorité, je n'ai connu aucune autre facette de ta personnalité . Tu étais dur et complètement fermé, sans doute suite à l'éducation que tu avais reçue.
Aucune marque de tendresse, aucun signe d'affection, il fallait faire selon ta volonté. Le plus difficile souvenir ce sont les repas : "mange, mais mange donc ta soupe, ça fait grandir" ! J'ai toujours eu horreur de la soupe au pain, alors je rentrais dans une colère pas possible et je serrais les lèvres comme une malade.
Et bien tu avais trouvé la technique : tu me pinçais le nez, et je ne pouvais plus respirer, alors j'ouvrais la bouche et tu y enfournais une cuiller de soupe brûlante, j'avais deux choix : ou avaler et prendre un peu d'air, ou étouffer. Je pense que je réussissais à faire les deux ensemble jusqu'à la prochaine cuillerée, et cela pendant toutes les soirées de mon enfance.
Mais parler Papa, ça tu ne savais pas le faire et mes mots restaient dans ma bouche et me brûlaient autant que la soupe.
Tu as passé ta vie à garder en toi ta souffrance et bien sur j'ai fait la même chose, cette souffrance indicible de l'enfance et de l'adolescence, comment pouvais tu te douter puisque je ne la montrais que par les maux que tu ne voyais pas ?
Jusqu'à ce jour de ma vie d'adulte au crépuscule de ta vie ou j'ai compris que seuls les MOTS me délivreraient, et je t'ai tout dit de ma souffrance d'enfant causée par ton cher fils, ces mots m'ont libérée et adoucie.

Mais toi ? ils t'ont montré la triste réalité, ils t'ont fait souffrir, nous étions différents: tu avais gardé tes souffrances enfouies, cachées et moi je les ai sorties de moi, avec quelle douleur j'ai  parlé, tu as compris ma souffrance d'enfant, mais ton départ m'a laissé la brûlure des mots, ou de la soupe, je ne sais pas. C'est plutôt ton autorité : jusqu'à ce jour ou j'ai parlé , j'avais peur de toi et de ce que tu représentais, peur de parler, peur de me livrer, tu étais tellement fermé.
Quand tu es tombé malade , j'ai senti ta vulnérabilité , je n'avais plus peur, tu m'as serrée dans tes bras le dernier mois, nous avons pleuré ensemble, pleuré sur notre vie. En un mois j'ai eu la tendresse de toute une vie.
Mais seule, je suis restée et ma bouche me brûle de tout ce que j'ai pu dire ou de ce que je n'ai pas réussi à dire ? je ne sais pas, je ne sais plus.
Ce n'est pas important sans doute, j'aimerais retrouver la douceur méritée et l'apaisement enfin: plus de souffrance, plus de douleur, plus de brûlure.
De ton paradis, mon cher Papa, aide moi à retrouver la santé et l'apaisement.

Si je t'ai fait souffrir je te demande pardon.

Ta fille qui t'aime

 

 

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K
moi je suis "orpheline" de mon père, et il ça va faire bientôt quatre ans que mon beau-père est décédé ='(
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C
Merci Paquerettemerci pour ton soutienen perdant  si vite Papa je me sens competement perduevidee  . bisous
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A
rien a redire, juste t'embrasser au passage!
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Y
Juste merci pour ce partage.Amiv=calementyta
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M
Le mien me manque tous les jours et j'ai eu de mes parents une infinie tendresse, qui ne sont plus là aujourd'hui.Bises et bonne soirée.Marie
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