J'ai envie de dire que c'est encore très dur aujourd'hui, pourtant nous revenons de la piscine avec mon mari, une première pour lui depuis pas mal d'années.
Au moins une activité en commun, pas trop difficile pour cela.
Le plus difficile c'est qu'il se trouve une activité sans moi, il est beaucoup trop fusionnel, et ne me lache pas ..........
Je vais relater notre consultation chez un thérapeute de couple de mercredi dernier, j'ai du le trainer, j'ai failli annuler le RV la veille, tellement il faisait la comédie, j'ai bien fait de
laisser, c'est vraiment moi qui l'ait emmené, il a grogné tout le trajet en voiture. Il me disait qu'il n'avait rien à dire et il se demandait pourquoi nous y allions, je lui ai dit que j'allais
commencer par dire pourquoi je m'étais sentie ausssi mal au moment de notre crise d'il y a un mois, et que nous verrions comment cela se passerait, je faisais entièrement confiance au psy que je
connais bien.
Et bien , je n'ai pas eu le temps de faire 2 phrases que mon mari a pris la parole pour raconter sa maladie, et qu'il a beaucoup parlé, le psy aussi. Moi un peu quand même, mais comme le but
c'était que mon mari puisse sortir tout ce qu'il a vécu pendant sa maladie, après et maintenant, je l'ai laissé beaucoup parlé.
La séance s'est bien passée, par contre je me sentais très émue et fatiguée, tendue ensuite, il y a eu beaucoup démotions de notre part à nous deux.
Nous avons repris la route en direction d'un centre commercial ou nous avons déjeuné, les échanges ont continué, mon mari s'est dit très content, apparamment il se sentait mieux que moi, il se
sentait surtout libéré de cette consultation qui l'angoissait.
Pendant le repas nous avons continué, et comme le psy a plusieurs fois fait le parallèlle avec ma dépression d'il y a quelques années et le cancer de mon mari qui sont toutes les deux des
maladies chroniques, j'ai abordé cette période ou j'allais si mal et ou pour lui c'était difficile.
Et là il a évoqué quelque chose de très difficile à vivre pour lui pendant ma maladie, une hospitalisation en clinique psy d'un mois pour moi.
Il pleurait et je ne savais pas ce qu'il avait sur le coeur, j'ai réussi avec beaucoup d'efforts à le faire parler. Il m'a révélé que sur la route du retour après m'avoir laissée à la clinique,
il avait fait des imprudences, pour ma part j'appelle cela une TS, et il a eu un flash, il a pensé aux enfants qui étaient seuls. Il s'était dit qu'il ne le dirait jamais à personne, il
sanglotait.
Fiou, pas facile d'accueillir cette révélation pour moi, je pleurais avec lui, nous étions à la cafétéria, la table était trop large pour que je lui prenne la main, je n'avais qu'une envie
c'était de le prendre dans mes bras, heureusement qu'il était tard et que les tables autour étaient désertes.
Je me suis sentie dans une grande tristesse, avec un sentiment de responsbilité, de culpabilité. Imaginer à quel point il souffrait à ce moment là pour mettre un terme !!!
Après nous avions Rv avec des amis pour un café, mettre un masque , c'est ce qu'il a fallu faire, puis des courses et un concert le soir, nous y emmenions une personne et les places étaient
réservées, mais dans quel état de fatigue je me sentais.
Je me sens un peu mieux quand même ce soir, malgré une grosse migraine.
Et hier j'ai repris RV chez le psy, mais rien avant 3 mois, cela va être long, c'est sur.
Le plus difficile c'est de faire admettre à mon mari qu'il a besoin d'aide, je dépense une énergie folle à chaque fois que nous abordons le sujet, alors je l'évite.
Je vais faire un autre article pour la consutation.
J'ai pris une décision, je passe pas mal de temps le matin à parcourir les blogs (j'aime bien) et je laisse des commentaires, dorénavant j'en laisserai seulement à ceux qui laissent une trace de leur passage sur mon blog
Merci de votre compréhension
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